Marché immobilier Paris 16e : les tendances du printemps 2026

Photo en plongée d'une maison miniature posée sur une calculatrice qui affiche 2026. Elle illustre l'article sur l'état du marché immobilier au printemps 2026 par Building Partners. Crédits iStock :ArLawKa AungTun. Référence de la photo : 1487456402.

En bref

Le marché immobilier du 16e arrondissement tient bon. Pendant que Paris affiche une hausse estimée à environ 1,9 % sur un an, le 16e stabilise ses prix autour de 10 880 €/m² en appartement, avec des micro secteurs comme Passy-Trocadéro qui pointent au-delà de 13 000 €/m². Deux dynamiques se distinguent au printemps 2026 : une correction douce sur les petites surfaces, et une tension inédite sur les grands appartements familiaux (150 m² et plus), dont l’offre s’est nettement raréfiée depuis un an. Pour un vendeur, c’est un bon moment - les acquéreurs sont revenus, mais ils savent négocier. Tout se joue sur le prix annoncé dès le premier jour. Pour un acheteur, la marge de négociation se resserre à mesure que les taux reculent. Votre projet mérite une lecture précise du marché : notre équipe Paris 16e est disponible pour une estimation.

Les prix au m² dans le 16e : une stabilité qui cache des écarts importants

Le prix moyen des appartements dans le 16e arrondissement s’établit à 10 880 €/m² au 1er mai 2026, selon les estimations (source : données Notaires de Paris / Île-de-France et transactions agences). La fourchette va de 7 960 €/m² pour les biens les moins valorisés à 15 900 €/m² pour les segments haut de gamme. Sur un an, l’arrondissement affiche une quasi stabilisation (+0,2 %) et une évolution sur trois mois de +0,7 %.

Ce chiffre moyen masque des réalités très différentes selon les quartiers. L’analyse par micro secteur fait apparaître des écarts de près de 5 000 €/m² entre les zones les plus accessibles et les plus convoitées de l’arrondissement.

Le marché des grandes surfaces : une tension inédite

C’est le fait marquant du printemps 2026 dans le 16e. L’offre de grands appartements familiaux de plus de 150 m² s’est nettement raréfiée depuis un an. Le stock disponible sur ce segment reste très serré, combinant rareté des successions, arbitrages de propriétaires qui ont préféré renégocier leurs crédits, et quasi absence de programmes neufs de grande taille dans l’arrondissement.

Les délais de vente se sont considérablement compressés sur ce segment. Un 180 m² bien positionné avenue Victor Hugo ou rue de la Pompe génère aujourd’hui de nombreuses visites en quelques jours. Le ticket moyen s’établit à 2,4 millions d’euros pour un 180 m², soit environ 13 300 €/m², avec une progression observée sur les biens les plus recherchés du secteur.

Le profil de l’acquéreur a aussi évolué. Les familles françaises sont aujourd’hui plus présentes sur ce segment qu’au cours des années précédentes, souvent déjà propriétaires dans l’arrondissement ou dans le 8e, en recherche d’agrandissement.

Neuilly, Levallois, Courbevoie : comment se positionnent les zones voisines ?

Le 16e n’est pas une île. Pour un acheteur qui arbitre entre plusieurs zones de l’Ouest parisien, la comparaison avec Neuilly-sur-Seine, Levallois-Perret et Courbevoie est systématique.

À Neuilly-sur-Seine, les prix restent comparables à ceux du 16e (moyenne de 10 530 €/m² et autour de 12 000 à 14 000 €/m² sur les secteurs les plus primés), avec une demande familiale soutenue comparable. Levallois-Perret se positionne en moyenne à 8 500 €/m² : un écart significatif qui explique les arbitrages d’une partie des acheteurs sensibles au budget. Courbevoie affiche des valeurs plus accessibles (6 900 €/m² en moyenne, avec de grandes disparités selon les quartiers), avec un profil de marché différent : davantage de neuf, des biens plus récents, une clientèle plus jeune. Paris 17e (secteur Ternes notamment) reste dans une fourchette proche du 16e sur ses quartiers les plus centraux, avec une dynamique de prix plus active depuis 18 mois.

Les acheteurs qui comparent plusieurs zones finissent souvent par revenir au 16e, pour la qualité du bâti haussmannien, les volumes des appartements et la cohérence du cadre de vie. Pour un vendeur dans le 16e, cette diversité de l’offre alentour joue en sa faveur.

Ce que les taux font au marché du 16e

Les taux des crédits immobiliers ont amorcé un recul depuis le second semestre 2024, avec des offres qui s’établissent autour de 3,2 % à 3,5 % sur 20 ans au printemps 2026 pour les meilleurs profils. Ce mouvement a contribué à relancer la solvabilité des acquéreurs et à réactiver des projets mis en attente.

Dans le 16e, l’effet est perceptible mais nuancé. Le marché a retrouvé de l’activité, sans pour autant renouer avec les excès de 2021-2022. Les vendeurs qui surcotent de plus de 5 % ratent la fenêtre et finissent généralement par vendre au même prix, mais six mois plus tard.

Pour les investisseurs, la rentabilité locative du 16e reste contrainte. Le loyer moyen est de 35,5 €/m²/mois (mai 2026), ce qui génère des rendements bruts de l’ordre de 3 à 3,5 %, inférieurs aux rendements observables dans des zones moins primées. Le 16e reste un marché de préservation patrimoniale et de résidence principale, plus que d’investissement locatif pur.

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FAQ

Quel est le prix au m² dans le 16e arrondissement en 2026 ?

Le prix moyen des appartements dans le 16e arrondissement s’établit à 10 880 €/m² au 1er mai 2026. La fourchette va de 7 960 €/m² pour les biens les moins valorisés à 15 900 €/m² pour les secteurs et typologies premiums. Les quartiers Passy-Trocadéro-Muette se situent autour de 12 500 à 13 300 €/m², tandis qu’Auteuil et le sud de l’arrondissement restent accessibles autour de 11 000 à 11 500 €/m².

Vaut-il mieux acheter maintenant ou attendre dans le 16e ?

Acheter maintenant présente un avantage clair sur le segment des grandes surfaces : l’offre est au plus bas depuis plusieurs années et les biens les mieux positionnés partent très rapidement. Sur les surfaces plus courantes (50-100 m²), la pression est moins forte et une négociation reste possible. L’atterrissage des taux autour de 3,2-3,5 % sur 20 ans reconstitue mécaniquement la solvabilité : attendre ne protège pas contre une éventuelle remontée.

Les prix immobiliers du 16e sont-ils en baisse en 2026 ?

Le 16e enregistre une évolution de +0,2 % sur un an en mai 2026, une stabilisation qui reste inférieure à la hausse observée dans d’autres arrondissements parisiens (+1,9 % sur Paris intra-muros). Sur trois mois, la tendance est de +0,7 %, signe d’une stabilisation. La correction la plus marquée touche les petites surfaces énergivores (DPE F-G), soumises à la pression réglementaire. Les grandes surfaces bien situées, au contraire, affichent une tendance haussière sur un an.

Comment est organisé le marché immobilier dans le 16e par quartier ?

Le 16e se divise en plusieurs micro-marchés distincts. Le triangle Passy-Trocadéro-Muette concentre la demande premium avec des prix entre 12 500 et 15 500 €/m² (pointes pour les derniers étages avec vue Tour Eiffel). Seine et Berges et Porte Dauphine se situent entre 12 000 et 13 000 €/m². Auteuil et le secteur Porte de Saint-Cloud offrent des valeurs autour de 11 000-11 500 €/m², attractives pour une clientèle familiale sensible à la proximité du Bois de Boulogne